<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel><title>Research on Cloudinthealps</title><link>https://cloudinthealps.mandin.net/tags/research/</link><description>Recent content in Research on Cloudinthealps</description><generator>Hugo</generator><language>fr-FR</language><lastBuildDate>Mon, 26 Nov 2018 00:00:00 +0000</lastBuildDate><atom:link href="https://cloudinthealps.mandin.net/tags/research/index.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><item><title>Le retour des chercheurs</title><link>https://cloudinthealps.mandin.net/posts/le-retour-des-chercheurs/</link><pubDate>Mon, 26 Nov 2018 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://cloudinthealps.mandin.net/posts/le-retour-des-chercheurs/</guid><description>&lt;p&gt;Ce qui suit est une opinion personnelle, un ressenti de mon expérience, et peut ne pas refléter la réalité
ou même le ressenti de l&amp;rsquo;ensemble de mes camardes, merci de ne pas leur en tenir rigueur :)
Lorsque j&amp;rsquo;ai débuté mon parcours professionnel, voire depuis mes études, nous avions une image assez
négative des chercheurs en informatique. Ils étaient certes très intelligents, et avaient des
connaissances approfondies, mais inutiles pour le quotidien. Savoir comment fonctionne un compilateur
pouvait être passionnant, et servir dans quelques cas d&amp;rsquo;optimisation. De là à dire que c&amp;rsquo;était ce qui allait
nous servir au quotidien…
Durant les 15 premières années de ce siècle, la tendance a perduré. Ce que j&amp;rsquo;ai pu observer autour de
moi n&amp;rsquo;était pas très glorieux pour les chercheurs et universitaires. Nous les trouvions déconnectés de la
réalité, perdus dans des théories ou sur des problématiques très éloignées des nôtres. Quelques
frémissements se sont fait sentir dans certains domaines avec la montée en puissance des grands
acteurs actuels, Google en tête. Les questions d&amp;rsquo;analyse sémantique et de volumétrie de données à
traiter ont amené ces acteurs à travailler directement avec la recherche scientifique, car aucun produit
sur étagère n&amp;rsquo;était prévu pour ce genre de cas.
Vu de mon fauteuil, cela aura été le début discret du changement que nous pouvons observer
aujourd&amp;rsquo;hui. Les chercheurs sont sollicités, approchés, séduits. Nous avons besoin de leur vision en
pointe, voire en avance sur la pointe, pour résoudre des problématiques spécifiques.
Ce qui a changé, selon moi, est l&amp;rsquo;état d&amp;rsquo;esprit, probablement poussé par les start-ups et la digitalisation
massive. Nous sommes passés d&amp;rsquo;une approche &amp;ldquo;produit&amp;rdquo; (qu&amp;rsquo;est-ce que je peux faire avec ce que je
connais) à une approche &amp;ldquo;solution métier&amp;rdquo; (que faut-il pour résoudre le problème posé par le business).
Et cela change tout.
Là où nous nous limitions à utiliser les capacités de quelques produits et à les mettre en service pour des
fonctions prédéfinies, désormais nous sommes en mesure de creuser la problématique métier, qui n&amp;rsquo;a
souvent rien à voir avec un problème IT. Cette problématique, nous la traduisons ensuite en critères
techniques, et nous allons à la recherche du meilleur compromis pour résoudre ladite problématique. Et
s&amp;rsquo;il le faut nous nous tournons vers les chercheurs.
Du côté des laboratoires, encore une fois selon moi, ce qui a changé en France est que ces équipes
doivent maintenant aller chercher la plus grande part de leur budget dans des financements extérieurs.
Et l&amp;rsquo;issue positive est que nous nous sommes rapprochés. Comme dans une belle histoire Disney de Noël
(c&amp;rsquo;est de saison !), chacun a fait un pas vers l&amp;rsquo;autre et ensemble nous sommes plus forts. ;)
Le marché privé se rend compte que le mode de fonctionnement et de financement de la recherche
publique est particulier. Le privé est capable d&amp;rsquo;entendre cela et de s&amp;rsquo;y adapter, car cela permet de créer
des nouvelles solutions, avec l&amp;rsquo;appui des meilleurs cerveaux et technologies, même si elles n&amp;rsquo;existent pas
encore.
Et la recherche publique a admis qu&amp;rsquo;elle devait travailler avec des projets peut-être plus précis, en
termes de planning et d&amp;rsquo;objectifs, et surtout de ROI.&lt;/p&gt;</description></item></channel></rss>