Mon test d’Azure Bastion

Alors oui, c’est une fonctionnalité dont nous parlions peu mais qui va simplifier beaucoup la vie quotidienne.

L’annonce de la public preview est récente, mais la fonction marche déjà très bien, sous peu que vous utilisiez le portail Azure Preview (https://aka.ms/BastionHost).

Le principe est très simple : vous avez des VMs connectée à des Vnet isolés du monde extérieur, et vous ne souhaitez pas ouvrir les ports d’administration (SSH/RDP) de ces VMs vers l’extérieur.

Habituellement, vous montiez une VM dédiée, qui elle était configurée pour accepter les connexions extérieures, avec une stack spécifique lui permettant de servir de relais vers les VMs protégées.

Bonjour la complexité :

  • D’administration d’une solution dédiée, et parfois bancale (si quelqu’un aime sshgw, qu’il se jette la première pierre!)
  • D’utilisation au quotidien. Dans certains cas un logiciel particulier permettait une connexion relativement simple, dans d’autres il fallait s’authentifier plusieurs fois et faire des tunnels SSH pour arriver à sa destination…

Et là, libération avec Azure Bastion. Démonstration!

Mettons que vous ayez déjà une VM déployée sur Azure. Lorsque vous utilisez le portail Azure pour vous y connecter, en principe, vous n’avez qu’à cliquer sur le petit bouton qui va bien. Dans mon cas une VM Linux :

Mais je triche, cette VM possède une IP publique ouverte sur l’extérieur.

Si je dissocie la VM et l’IP publique, c’est une autre paire de manches…

Mais il me reste la jolie option Bastion.

Comme je n’ai encore rien déployé, il me propose de le faire à ce moment-là :

Quelques questions à compléter, surtout en termes d’adressage :

Le déploiement ne prend que quelques minutes.

Une fois tout déployé, j’ai accès à l’option Bastion, je n’ai plus qu’à indiquer mon user/password, et hop, j’ai un nouvel onglet qui embarque ma connexion. Honnêtement, je n’ai rien vu de perceptible en termes de performance.

(oui les lecteurs attentifs auront noté un léger détail, ma démo a été faite en deux fois, avec une VM Linux au début, et Windows à la fin 🙂

En termes de management du bastion, pour le moment, les options sont peu nombreuses, en dehors des menus standards de log/IAM/tags etc.

Nul doute que cela viendra avec les avancées de la Preview, puis la sortie en GA

Quelques petites notes malgré tout pour le déploiement.

Pour le moment, celui-ci nécessite la présence d’un subnet en /27 minimum nommé AzureBastionSubnet pour fonctionner.

Et la liste des régions possibles pour la preview reste limitée :

  • West US
  • East US
  • West Europe
  • South Central US
  • Australia East
  • Japan East

Et la doc complète est là : https://docs.microsoft.com/en-us/azure/bastion/bastion-create-host-portal

Alors vous en pensez quoi? Vous le déployez tout de suite?

The Remote Expert

I have to admit that I came into the Remote Expert topic by accident. A customer request on the subject prodded me into investigating a few possibilities. Once I had tested some solutions, I was quickly convinced, and able to run some demos, mostly unplanned. What helped a lot is the fact that the solutions are very quick to set up and have a fast benefit for the business. The feedbacks I got while demoing to our customers completed the convincing for me.

So what is Remote Expert  (or Remote Assist)?

Lets’ imagine that you have in your structure a fleet of onsite technicians for varied tasks. Those could not be expert in every domain, nor know in advance everything they might need when they intervene in a specific environment. On the other hand, you will probably have a domain expert which will possess the necessary knowledge. However he will not be able to be present on every site he would needed on in a single day, as breakouts and interventions would never be planned as we would liek them to.

What we need is a cloning solution to have multiple instances of said expert. As human cloning is not yet ethically accepted, we need something else. And this is Remote Expert.

This solution involves the use of a mobile device on site, to share the work environnement between the technician and the expert. But more useful is the possibility to anootate and give hints and indications on that environment.

The technician may use two options:

  1. He is equipped with a mixed reality headset. In that case he may use it to share his work space, and have in his field of vision a dialog window or a shared space with the expert. They would then be able to share indications, in addition to an operations manual, for example.
  2. He has a mobile phone, compatible with AR (most of them are). He will then be able to use that device to show his view and share the annotations, in a more restricted way, but without needing specific hardware.

In short, this would come down a videoconference, with whiteboard fonctionnalities.

It is important to note that thanks to spatial anchors technologies, every annotation and indication is anchored to a physical spot in the field of vision. This allows the technician to move arount without losing the indications.

As a demo is better than a long talk, here is a screenshot of a demo that I did with some LEGO bricks:

The complete demo is here, without comments for now :

In this demo, for practical reasons, I have used the product Chalk from PTC (https://chalk.vuforia.com).

The other solution I use is Dynamics Remote Assist from Microsoft (https://dynamics.microsoft.com/en-us/mixed-reality/remote-assist/)

If you have any question regarding the products, ask me!

J’admets être venu au sujet du remote Expert par accident. Une demande client sur le sujet m’a amené à creuser quelques pistes. Une fois les quelques solutions utilisées et testées, j’avais en main de quoi effectuer simplement quelques démos, parfois de manière inopinée. J’ai été convaincu très vite du potentiel de cette solution simple à mettre en œuvre. Les quelques démos effectuées au détour d’une conférence ou d’une simple discussion montrent que les clients sont convaincus aussi.

Le Remote Expert  (ou Remote Assist), qu’est-ce que c’est?

Imaginons que vous ayez dans votre structure une flotte d’intervenants sur site pour des tâches très variées. Ceux-ci ne peuvent pas être experts dans tous les domaines, ni connaître par avance tout ce dont ils auront besoin avant d’être appelés en dépannage. D’un autre côté, vous aurez sûrement un expert du domaine, qui maitrisera parfaitement l’intervention à effectuer. Mais celui-ci ne sera pas en mesure d’être présent sur l’ensemble des sites au cours d’une journée, les pannes ne se planifiant jamais comme cela nous arrangerait.

Il faudrait donc une solution permettant à l’expert de se démultiplier. Comme le clonage humain n’est pas encore au point ni éthiquement accepté, il faut trouver autre chose. Et voici le Remote Expert.

Cette solution consiste à utiliser un appareil mobile sur le site de l’intervention, pour partager l’environnement de travail avec l’expert. Et surtout de pouvoir annoter et donner des indications sur cet environnement.

L’intervenant peut utiliser deux options :

  1. Il est équipé d’un casque de réalité mixte. Dans ce cas il peut l’utiliser pour partager son espace de travail, et avoir dans son champ de vision une fenêtre de dialogue ou de partager avec l’expert. Celle-ci permettra par exemple de montrer un schéma, ou simplement de voir le vidéo conférence.
  2. Il possède un téléphone mobile. Il pourra alors l’utiliser pour montrer ce qu’il observer, et voir partager les annotations avec l’expert. Il pourra lui aussi annoter sa vision.

En bref, cela revient à une vidéoconférence, couplée à un tableau blanc interactif.

Il est à noter que grâce à des technologies d’ancres géospatiales, toutes les annotations sont ancrées sur des objets physiques du champ de vision. Cela permet à l’intervenant de se déplacer sans perdre les indications.

Voici une capture d’écran de que cela donne, avec un petit circuit en LEGO :

Pour la vidéo complète, c’est ici :

Dans cette démo, pour des raisons purement pratiques, j’ai utilisé la solution Chalk de PTC (https://chalk.vuforia.com).

L’autre solution que j’utilise est Dynamics Remote Assist de Microsoft (https://dynamics.microsoft.com/en-us/mixed-reality/remote-assist/)

Pour les tarifs et les comparatifs, contactez-moi 🙂

La tranformation DevOps – deuxième étape

Bienvenue dans ce second épisode de ce qui menace de se transformer en série de posts sur DevOps et la transformation DevOps. Malheureusement pour vous, je dis souvent ce qui me passe par la tête, et il n’y a aucun plan génial visant à écrire un livre chapitre par chapitre. Le premier article parlait de choisir une stratégie lors de la transformation DevOps d’une équipe de services managés.

Ce second article ne vient pas nécessairement après le premier, vous avez toute liberté de choix 🙂

D’une certaine façon, mon sentiment est que DevOps est assez proche d’ITIL dans l’esprit : une boite à outils où vous pouvez prendre ce dont vous avez besoin, et décider comment l’utiliser.

Donc, sujet d’aujourd’hui : comment viser, ou construire l’équipe qui va initier le mouvement DevOps dans votre organisation?

Il existe plusieurs indicateurs sur lesquels s’appuyer pour faire ce choix. Aucun n’est absolu. Encore une fois, je ne vous donne que des indications pour sélectionner l’équipe qui va réussir à appliquer des principes DevOps. Il n’y a pas de

Remède miracle, ni de baguette magique!

Le critère le plus évident est de constituer une nouvelle équipe, en sélectionnant  des collaborateurs qui sont déjà au fait  de DevOps, et désireux de s’y mettre. Cr sont les personnes qui sont les plus susceptibles de vous aider à réussir ce premier pas, et montrer au reste de l’organisation que la transformation est possible, et qu’elle génère beaucoup de gains et bénéfices.

Le second indicateur à repérer est fortement lié au principal objet des méthodes DevOps : le software delivery. Si vous avez une équipe qui rencontre des difficultés à maintenir un processus de livraison de code fiable, et que cette équipe est prête à s’investir pour construire l’équipe et les outils nécessaires pour en arriver là, alors vous avez un très bon candidat. A l’opposé, si vous essayez de convaincre une équipe qu’elle doit s’intéresser à DevOps, alors qu’ils sont persuadés que leur processus actuel est fiable et de qualité, à tort ou à raison, vous allez vous heurter à un mur. Il ne semble pas pertinent de consommer du temps et de l’énergie dès le départ pour convaincre des gens qu’ils effectuent un travail de piètre qualité s’ils ne le réalisent pas. Ce n’est très probablement pas la bonne cible pour votre premier pas vers DevOps.

Le dernier critère nous ramène à mon sujet favori, en dehors de la technique : les bénéfices business!

Cela paraît évident, mais une transformation dans votre organisation doit toujours être sensible aux objectifs business, à la cible de l’entreprise dans son ensemble. Imaginons que vous choisissiez une équipe qui travaille sur un produit en fin de vie sur lequel aucune évolution n’est prévue, et dont les clients sont satisfaits. J’ai bien peur que vous n’ayez aucun soutien, ni aucun résultat évident si vous démarrez votre transformation DevOps par cette équipe. D’un autre côté, si vous arrivez à commencer par une équipe travaillant sur le produit phare de l’organisation, sur lequel les yeux des plus hautes instances sont rivés, et qui doit démontrer une capacité de livraison de code moderne et fiable… vous avez votre champion. (petit bémol, c’est aussi probablement le candidat sur lequel vous n’aurez pas le droit à l’erreur… mais on ne vit pas sans se mettre un peu en danger régulièrement 🙂 )

Une fois cette équipe choisie, ou construite, commencez à travailler. Gardez à l’esprit, tout le temps, que le cœur de DevOps, comme toujours, est l’humain et non uniquement les outils.

Le bon sens va dicter la seule chose à retenir de cet article . Je vais paraphraser quelqu’un qui a implémenté des organisation Agile/DEvOps multiples : “Nous avions démarré avec une population difficile, et nous leur avons donné des outils et méthodes modernes et intelligents. Ca n’en a pas fait une population moderne et intelligente.” Je dois admettre que la citation d’origine était plus… rude, mais je ne peux l’écrire ici 🙂

PS : J’essaye de garder ces articles à une taille raisonnable, et je ne fais pas de deep dive sur chaque sujet évoqué. Croyez-moi c’est volontaire, ce n’est pas uniquement de la flemme. Si vous voulez en savoir plus sur un sujet particulier, demandez-moi, ou bien trouvez un bon livre/article de référence!

A très bientôt!

DevOps transformation – choose your target wisely

This is a second post in what might become a series regarding DevOps, and DevOps transformation. Unfortunately for you, I speak my mind when I feel like it, so there is no master plan behind my ranting. First post was about choosing a strategy when transforming a managed services team towards DevOps.

This second step may not come necessarily after that first step 🙂 You get to choose.

In a way, I have the feeling that DevOps is close to what ITIL is : a toolbox where you can select which parts you would like to apply, and the way to implement them.

So new topic : how to target or build the team which will start the DevOps initiative in your organization?

There are several indicators that you can use to make this selection. None is an absolute, once again, these are pointers to which team would better succeed in applying DevOps principles. There is no sure shot, no magic finger method 🙂

The obvious criteria is to pick a team, of future team members that are already aware of DevOps, and willing to make the move. Of course these would be the people that will help you succeed in the first move, and show the rest of the world that it can be done, and bring very positive outcomes.

The second flag that should be raised is tied to one of the main outcome of DevOps : software delivery. If you have a team that is already struggling to get a reliable software delivery in place, and is willing to put the effort into building the organization and tools to get there, then you have a probable winner 🙂 On the opposite, if you try to convince a team that they need to move to DevOps when they are convinced their software is delivered efficiently and reliably, you’re going to hit a wall. Basically it would come down to convincing them that they are doing a poor job and are not even aware of that. Maybe not the right target for your first DevOps project.

The last one brings us to my favorite topic, outside of tech stuff : business outcome!

Of course, the aim of a transformation within your organization should always be mindful of the business outcome. Imagine you pick a team that is working on a neglected piece of software that no one cares about, and of which customers are just happy of the current situation. I do not think you would get the visibility and traction, not to mention willingness if you try to initiate your DevOps transformation in there. On the other hand, if you manage to get a team working on a new flagship product, that gets the attention of the CxOs, and has a need to show modern and reliable software delivery… you have a winner!

Once you’ve chosen your dream team, and start working, remember that DevOps, as always, is about people, not just tools.

The key thing to take away stems from common sense, and has been given by someone who did try and implement multiple Agile/DevOps organizations: “if you start with bad people and give them a smart way to work together, they won’t become smart by themselves”. Alright, I must admit the original quote was much harsher, but I cannot write it here 🙂

PS : I tend to keep these article short, and do not dive into each topic. This is done on purpose, not just by laziness. If you need to go deeper in each topic, just ask, or get a good read 🙂

La transfo DevOps – étape 1

Je sais, tout le monde parle de DevOps, à tort et à travers, mais parfois à raison. C’est un terme souvent utilisé pour redorer une image d’équipe ou de practice, et donner une touche sexy sur un jeu de diapositives. Je le vois souvent utilisé pour décrire ce qui n’est essentiellement que de l’automatisation dans une équipe Ops/infrastructure. C’est un bon début, mais ce n’est qu’un début, pas le voyage complet.

Néanmoins, ayant été acteur, parfois majeur, et témoin de plusieurs de ces transformations vers le DevOps, je voulais donner mon avis, à qui veut bien l’entendre. Ce que je vais dire va sûrement paraître trivial à certains d’entre vous, mais pourrait donner quelques indices à ceux qui se demandent où va le métier d’infogéreur.

Je parle de transformation DevOps, spécifiquement lorsque cette transformation touche une équipe de Managed Services/infogérance. C’est un sujet difficile dans ce contexte, car ces équipes doivent fournir un support moderne à leur client, qui sont parfois déjà organisés en mode DevOps, et même les aider à vivre cette transformation.

Je ne vais pas entrer dans les sujets contractuels et SLA, c’est un point très sensible et complexe. En tout cas, pas aujourd’hui.

J’ai pu observer deux façons d’approcher ce sujet. La première est une transformation complète et radicale de l’existant, pas de quartiers. La seconde est de construire une nouvelle équipe dédiée DevOps, en parallèle de l’existant.

J’ai seulement vécu la seconde méthode personnellement. Il s’agissait d’une opportunité car nous amenions tout un panel de nouvelles technologies et de clients dans une équipe d’infogérance existante. J’ai pu faire le choix de repartir d’une feuille blanche et de bâtir un ensemble d’outils et de méthodes pour desservir des nouveaux clients dans un nouveau modèle, en ne m’appuyant qu’au strict minimum sur l’existant. Cela nous a donné la possibilité d’être créatif et de démontrer la viabilité des nouvelles méthodes de travail et d’interaction avec nos clients.

La partie difficile a été l’adaptation aux services existants. Par exemple, nous avons du commencer en conservant les outils de supervision existants, car nous ne pouvions pas demander aux équipes de monitoring 24*7 de surveiller des outils et dashboards multiples. Notre succès sur les autres domaines (infrastructure as code, focus sur l’applicatif) nous a permis ensuite de driver un changement de plate-forme de supervision, quelques mois après les premiers pas. Et le mouvement, une fois lancé, a continué.

L’autre méthode, aka Big Bang, j’en ai été témoin. C’est une approche très disruptive, et qui ne peut pas être portée par n’importe qui. Il faut avoir un soutien de sa hiérarchie, jusqu’aux plus hauts niveaux, car l’implémentation va avoir des répercussions. Tout d’abord sur les équipes elles-mêmes, car tous les profils ne sont pas prêts à changer du jour au lendemain, même avec un accompagnement personnalisé. Ensuite sur le delivery et les clients, car eux non plus ne sont pas forcément convaincus, ou enchantés de subir les effets de bord de vos transformations internes.

Le côté très positif est par contre d’éviter d’avoir à gérer deux équipes en parallèle pour le même service au client. Et surtout de ne pas conserver de legacy très longtemps.

Je ne peux que vous suggérer deux lectures pour en savoir plus sur les enjeux de cette transformation : Phoenix project, qui est une version romancée d’une évolution DevOps, et The DevOps Handbook, qui donne les clés concrètes pour mener cette transformation.

La prochaine fois, je parlerais de comment il faut choisir la bonne cible, interne ou externe, pour démarrer ce voyage vers le monde merveilleux du DevOps.

DevOps transformation for Managed Services

I know, DevOps is still a buzzword. IT is often used to rebrand an old team or practice, and give more sexiness to a marketing slideset. I have seen it used to describe what is essentially an automation team within an Ops team. Good start, but missing the point.

Anyway, having been a major actor in a devops transformation, and witness to many, I wanted to give some advice to anyone out there patient enough to listen to me. I think most of what I am going to say will seem trivial, but it would help a few of us to put some words on what is happening to good ol’ outsourcing.

I am talking right now about DevOps transformation, but specifically when it happens to a Managed Services team, as in an outsourcing company, or an MSP. This is a difficult spot, as such teams should be able to provide support for DevOps organizations form their customers, and even help them.

I will skip the contract and SLA part, as it is a very tricky subject, at least for now.

I have seen two ways of approach the subject. First is full ahead transformation, no quarters, no mercy. The second is building a new team dedicated to DevOps, in parallel of the existing one.

I have only experienced the second first hand. It was an opportunity as we were bringing a new set of skills and customers into an existing managed services org. I chose to break from the past, and build a new set of tools and processes almost outside of the existing system. This creates the possibility to create and prove the viability of these new ways of working and interacting with your customers.

The difficult part is where you have to merge with the existing tools and processes. For example, we had to start with the monitoring tools we had, as we could not ask our 24*7 monitoring team to have multiple dashboards and tools. The fact that we were successful with the other tools and habits we developped allowed us to push for a new monitoring solution a few months after the initial move. And we kept the momentum after that 🙂

The other way I have witnessed, to transform the whole team at once, is challenging and cannot be carried by anyone on the team. I would advise that you start this path if you have a sufficient executive weight, or support from the executive team, because it will be a disruptive path. This is good, but the cost might be high, both in terms of people inside the team being disgruntled and maybe leaving, and in termes of your existing customers (and prospects) who might not understand what you are undetaking. The uptake is that you avoid having two different teams working with different mindsets and toolsets.

Obviously I would recommend reading the Devops Handbook, and the Phoenix Project, to get a basic understanding of what you are getting yourself into 🙂

Next up, I will try and help you target which team and/or customer would be a best fit to start your devops journey, stay tuned!

Le retour des chercheurs

Ce qui suit est une opinion personnelle, un ressenti de mon expérience, et peut ne pas refléter la réalité ou même le ressenti de l’ensemble de mes camardes, merci de ne pas leur en tenir rigueur 🙂

Lorsque j’ai débuté mon parcours professionnel, voire depuis mes études, nous avions une image assez négative des chercheurs en informatique. Ils étaient certes très intelligents, et avaient des connaissances approfondies, mais inutiles pour le quotidien. Savoir comment fonctionne un compilateur pouvait être passionnant,et servir dans quelques cas d’optimisation. De là à dire que c’était ce qui allait nous servir au quotidien…

Durant les 15 premières années de ce siècle, la tendance a perduré. Ce que j’ai pu observer autour de moi n’était pas très glorieux pour les chercheurs et universitaires.Nous les trouvions déconnectés de la réalité, perdus dans des théories ou sur des problématiques très éloignées des nôtres. Quelques frémissements se sont faits sentir dans certains domaines avec la montée en puissance des grands acteurs actuels, Google en tête. Les questions d’analyse sémantique et de volumétrie de données à traiter ont amené ces acteurs à travailler directement avec la recherche scientifique, car aucun produit sur étagère n’était prévu pour ce genre de cas.

Vu de mon fauteuil,cela aura été le début discret du changement que nous pouvons observer aujourd’hui. Les chercheurs sont sollicités, approchés, séduits. Nous avons besoin de leur vision en pointe, voire en avance sur la pointe, pour résoudre des problématiques spécifiques.

Ce qui a changé,selon moi, est l’état d’esprit, probablement poussé par les start-ups et la digitalisation massive. Nous sommes passés d’une approche “produit”(qu’est-ce que je peux faire avec ce que je connais) à une approche”solution métier” (que faut-il pour résoudre le problème posé par le business).

Et cela change tout.

Là où nous nous limitions à utiliser les capacités de quelques produits et à les mettre en service pour des fonctions prédéfinies, désormais nous sommes en mesure de creuser la problématique métier, qui n’a souvent rien à voir avec un problème IT. Cette problématique, nous la traduisons ensuite en critères techniques, et nous allons à la recherche du meilleur compromis pour résoudre la dite problématique. Et s’il le faut nous nous tournons vers les chercheurs.

Du côté des laboratoires, encore une fois selon moi, ce qui a changé en France est que ces équipes doivent maintenant aller chercher la plus grande part de leur budget dans des financements extérieurs. Et l’issue positive est que nous nous sommes rapprochés. Comme dans une belle histoire Disney de Noël (c’est de saison !),chacun a fait un pas vers l’autre et ensemble nous sommes plus forts. 😉

Le marché privé se rend compte que le mode de fonctionnement et de financement de la recherche publique est particulier. Le privé est capable d’entendre cela et de s’y adapter, car cela permet de créer des nouvelles solutions, avec l’appui des meilleurs cerveaux et technologies, même si elles n’existent pas encore.

Et la recherche publique a admis qu’elle devait travailler avec des projets peut-être plus précis, en termes de planning et d’objectifs, et surtout de ROI.

En bout de chaîne,on retrouve l’émergence des startups de type Deep Tech. Ces dernières sont des sociétés en cours de création qui associent un ou plusieurs chercheurs sur un sujet qui est très avancé et loin d’être industrialisé, et des gens business, qui sont capable de projeter les possibilités de cette technologie et d’en imaginer des usages. C’est l’association ultime de la recherche et du business !

Je l’ai beaucoup répété, cette analyse est issue d’un point de vue restreint, le mien, et ne reflète qu’une perception biaisée de la réalité. Je ne suis pas chercheur, je ne suis qu’un (presque) ingénieur infrastructure IT.

The comeback of Research

What follows below is an expression a purely personal opinion, based on my experience. Not everybody would agree, please excuse them 🙂

When I started working, and even during my studies, we had a rather negative view of IT researchers. We felt they were really smart, with deep technical knowledge,but on subjects that had no relation to what we would do on a daily basis. Knowing how a compiler works can be enticing, and useful in some edge cases of optimization, but we would never need that daily.

During the first 15 years, this trend endured. From what I could observe around me,nothing was very attractive for researchers in the IT world. We found them disconnected from reality, lost in theories or problems so far from our own.The first stir was felt with the advent of what would become today’s cloud giants (Google first). The issues they had around the volume of data they had to analyse, and the semantic analysis of said data pushed them to work directly with the world they were born from: research.

From my couch, this had been the subtle beginning of the change we can observe today. Researchers are wanted, hunted, asked for. We need their advanced knowledge and vision to solve very specific problems.

What changed, in my opinion, is the mindset, probably pushed by start-ups and digitization. We went from a product approach (what can I do with what I have) to a business solution approach (how can I solve this business issue).

And that changes everything.

Where we used to limit ourselves to the possibilities offered by a few products and set those up along predefined models, we are now able to consider the business issue, which has mostly nothing to do with IT. This problem is then translated into technical terms and we go look for a solution to said problem. And, if needed, we turn to research.

On the labs side, again in my opinion, what changed, at least in France, is that these teams now must get most of their budget outside of their usual public funding. The outcome is that we got closer. Just like in a Disney Christmas story (that’s the season!), we both did a step toward the other, and together we are stronger. 😉

Private market is now aware that the way the labs function and are financed is not the same. And it can adapt to that, because it allows for the creation of new solutions, with the aid of the best minds and techs, even if they do not exist, yet.

And public research has probably admitted that it could work with more specific projects, with hard deadlines and mostly a strict view onto ROI and real-world need.

At the end of the way, we find the emergence of Deep Tech startups. These are newborn companies that associate research on a very advanced topic, very far for industrialization, with business partners who can project what the use could be on the market. The ultimate bonding of research and business!

I have said it several times, this analysis is born for a very restricted view, mine,and just reflects my own perception of reality. I am no researcher, I am only an infrastructure engineer 🙂

The end of POCs

Having worked in a team dedicated to them, it feels hard to admit that truth. However, the facts are here : POCs are dying.

Let’s step back a little : a POC, or proof of concept, was often the starting poitn for a large project. Its point was to prove the technical feasability of the project, including the ability of the actors to deliver. This tool has often been used by vendors and providers, to convince a customer regarding e new piece of tech.

Halas, winds have changed. Today vendors are pulling the plug on POCs.

According to my own eminence, the cause is pretty simple. A POC is often paid almost-exclusiveley by the vendor and its partners. The acknowledged purpose, as stated before : validate the technology. But there has been a few hiccups on a smooth ride.

First, a few customers or users, have abused the concept of a POC, in order to get some play material and time. They were able to get their hands on some shiny new hardware or software, and brag about it, without having any intention of deploying it for real.

Second, ad this is particularly valid for IoT or AI topics, the vendors themselves had a different purpose for the POC : create some customer cases, to communicate about and prove to the world that they have the technical know-how to deliver that tech.

If you search a little, choosing a large company, for communiques and testimonies about IoT for example, you will find that there are many firms that have delivered THE IoT platform for a customer, with a glowing testimony from some team from the customer. Which raises the question : how many unique and mind blowing IoT platforms does this customer need? Are they all for real? How many IoT preferred partners can a company have?

The wheel has turned then, and it becomes more difficult, with clear minded actors anyway, to deliver a POC. All is not completely blocked, there are some cases where the POC has a real value. It is even known as a POV (proof of value), because its purpose is extended to prove the value and ROI of the whole project, beyond just technical feasability.

And the money comes jointly for all parties, and not just the vendor. This tends to involve the customer, and limit the POCs to genuine projects for the company.

So yes, recess is over. Serious gaming if not, however 😀